La RDC veut relancer sa filière café

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L’Office national du café (ONC) est en phase de la relance de la filière café. Pour matérialiser ce vœu, le Directeur général de l’Office national du café, Albert Kasongo, a appréhendé une projection d’activités pouvant être réalisées à court, moyen et long termes.

Parmi ces activités, il y a celle qui peut concourir au développement du secteur agricole dans le but d’atteindre les meilleurs résultats socio-économiques en République Démocratique du Congo.

Il a organisé, à cet effet, une journée de réflexion dans le but de déceler les épineux problèmes qui entravent la mise en œuvre de la relance d’une filière aussi importante que celle du café. Les questions d’ordre économique, financier, normatif, agronomique et technique qui sont à la base d’énormes difficultés qui rongent l’ONC ont trouvé des réponses circonscrites dans le document de stratégies que cette journée a doté à la République Démocratique du Congo.

La nouveauté de cette journée de réflexion est l’ouverture d’une ère nouvelle : le dialogue, un mécanisme pouvant accroitre la production de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage, souligne en substance le DG Kasongo Albert.

L’Office national du café a organisé au cercle Elaeis, le 21 juin dernier, une journée de réflexion consacrée exclusivement à la recherche des solutions idoines aux problèmes qui rongent la mise en œuvre de la filière du café. A l’issue de ces travaux, un document de stratégie pour matérialiser la vision du gouvernement a été, minutieusement, élaboré par les experts afin de permettre à l’ONC de relancer la filière café.

Dans sa stratégie, Albert Kasongo a mis son expertise pour examiner dans quelle mesure une bonne vision dans le secteur du café peut contribuer à la croissance économique en République Démocratique du Congo. Ainsi, la culture du café en RD. Congo a été considérée comme une source potentielle et importante de revenus agricoles.

Ces exportations demeurent non seulement une composante sérieuse des recettes en devises, mais également, représentent une part significative des recettes fiscales et du produit intérieur brut. En 1994, rappelle-t-on, la production et les exportations ont atteint respectivement 88.348 et 63.287 tonnes.

Ces tonnes du café ont engendré 248.800. 000 de dollars américains. Et, le secteur du café a contribué à hauteur de 15% au produit intérieur brut, a fait savoir le Dg de l’ONC, Albert Kasongo.
Mais, au fil des années, les recettes et autres retombées de ce secteur n’ont pas été utilisées d’une manière rationnelle ou durable.

L’industrie du café, qui était parmi le porte-étendard du pays, s’est effondrée sans se relever. Le déclin de la production du café est dû aux nombreuses implications en RDC. Cette situation a eu pour conséquence notamment une faible productivité de plantations et, non seulement des ressources financières disponibles pour l’investissement, également, une détérioration de la qualité marchande du café et, surtout, de l’absence de crédit de campagne.

Dans le document de stratégie pour la relance de la filière du café, le DG de l’ONC a présenté le planning d’actions à réaliser. L’objectif principal, tel que conçu, est de rajeunir les plantations en remplaçant les cafetiers malades par des plantes non infectées. Appuyer les coopératives des agricultures. Les statistiques comparatives ont démontré, selon le DG de l’ONC, que la RDC récolte 250 à 600 kg par hectare, contre 2.000 kg par hectare que récoltent le Vietnam et en Amérique.

Les stratégies peaufinées lors de cette journée de réflexion augurent une nouvelle vision d’une politique globale sur l’agriculture. Cette politique définie les interventions prioritaires. A savoir et entendre les ambitions du DG Kasongo, il y a lieu d’affirmer qu’il est déterminé a faire de la RDC un producteur compétitif par l’amélioration de la productivité et éradiquer les entravent l’efficacité de la filière café.

« L’agriculture est un secteur pour booster l’économie du pays. La stratégie de la relance de la filière café a été clairement définie dans un document que le Gouvernement garde malheureusement dans les armoires », a déclaré le DG de l’Office nationale du café.

Pour rappel, l’Onc a pour mission de promouvoir la culture et le développement des débouchés intérieurs et extérieurs des produits agricoles d’exportation et leurs dérivés. Il s’agit de : café, hévéa, thé, cacao, noix de cola et la papaïne.

L’Office est chargé de fournir une aide technique aux planteurs en assurant leur encadrement. Le café, présente pour le Dg, un capital durable qui crée des emplois et permet aux populations d’accéder aux besoins sociaux de base.

Sur la plan international, la RDC, à travers la filière du café est membre de l’OIC (Organisation internationale du café), OIAC (organisation interafricaine du Café), ICCO (organisation internationale du cacao) et, RECA (le réseau de recherche caféière en Afrique). Il faut savoir, en outre, que dans le cadre des accords signés, la RDC elle est obligée d’exécuter les directives édictées par les organisations dont elle est membre sur le plan de la production, la qualité des produits à l’exportation et à la réglementation.

Peter Tshibangu/La Prospérité

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