Un festival du café, de l’igname et du bois… en Nouvelle-Calédonie

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Igname, café et bois étaient à l’honneur à Ponérihouen ce week-end. Après la cérémonie coutumière d’accueil des délégations, partenaires et invités officiels, jeudi, les festivités ont commencé vendredi avec une journée consacrée à la jeunesse.

Samedi, le public a pu découvrir les stands, animations, spectacles et concerts, mais aussi parcourir les chemins historiques du café de la commune.
« La fête communale mettait à l’honneur l’igname au début, puis se sont rajoutés le café et le bois, explique Marcel Pourouin, président de la commission du développement économique du conseil municipal et membre fondateur de la fête de l’igname. Ce sont des produits que l’on trouve sur la commune, même si aujourd’hui, le café est moins produit qu’avant. Il y a longtemps, le stade de Ponérihouen ainsi que toute la vallée étaient couverts de caféiers. »
C’est à la fin du XIXe siècle, que le gouverneur Feillet a décidé de favoriser la plantation de café afin d’inciter les colons à s’installer en Nouvelle-Calédonie. Il y développa le café « sous ombrage ». Culture d’abord interdite au peuple Kanak, qui ne pouvait que travailler pour le compte des colons, elle leur fut autorisée par la suite, grâce à un assouplissement de la loi.

« Avec la découverte du nickel, et l’opération Café soleil imposée par l’administration (culture du café sur des terres ensoleillées et non plus à l’ombre des arbres), les gens ont délaissé les exploitations pour partir à la mine », indique Marcel. Aujourd’hui, quelques parcelles existent encore, mais 80 % ont disparu. L’année dernière, le GAPCE* de Ponérihouen a collecté 300 touques, soit 3 600 kg de café, et plus généralement, le territoire en a produit entre 18 et 20 tonnes.

Histoire. Loin de l’année 1939, où le café calédonien était à son apogée avec une production de 2 350 tonnes, dont environ 2 000 tonnes exportées, les exploitations, aujourd’hui, ne suffisent plus à alimenter la demande locale. La Calédonie travaille donc avec le Vanuatu pour l’importation de leur arabica.
« L’histoire du café, c’est l’histoire de chacun de nous. A travers le café, nous faisons valoir l’histoire de la Nouvelle-Calédonie », raconte Djéna Gaveau, créatrice d’exposition pour l’Ecomusée de Voh. La première participation du musée à cet événement date de l’année dernière, mais il a toujours été en lien avec Ponérihouen (notamment avec le GAPCE et la station d’expérimentation, dans le cadre d’un travail pour reprendre les variétés de café et les introduire à Voh).

De même, depuis 2010, il collabore avec la commune dans le cadre de cette fête communale. « Le but est de mettre en lumière le café local et les producteurs locaux, aux yeux de tout le monde, même des enfants », souligne Djéna. L’Eco-musée a donc misé sur le ludique, en proposant une exposition colorée ainsi qu’un livret pédagogique, répondant à l’une des trois thématiques proposées par le nouveau comité organisateur de la fête.

Source : Les nouvelles calédoniennes

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