Mois : août 2013

Nicaragua : La Route du café, nouvel attrait touristique !

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Le Nicaragua propose à ses visiteurs un nouveau circuit touristique, après les célèbres parcours que sont la Route coloniale, la Route des volcans ou encore la Route de l’eau, le pays propose la Route du café qui favorisera la découverte du nord de ce joyau de l’Amérique centrale.
La Route du café couvre cinq départements du Nicaragua, Estelí, Jinotega, Madriz, Matagalpa, et Nueva Segovia, elle a été développée avec pour objectif de faire connaître la diversité gastronomique, écologique, culturelle et touristique de cette région. Tout au long du parcours, qui permet de découvrir plusieurs plantations de café et de tabac, les voyageurs auront la possibilité d’être hébergés dans des maisons d’hôtes typiques ou de petits hôtels qui ont su préserver toute leur authenticité loin des complexes surdimensionnés.
Les randonneurs auront la possibilité de parcourir des réserves naturelles et de découvrir l’artisanat local en traversant des villages de charme, sans oublier la possibilité d’éveiller ses papilles gustatives en savourant les spécialités locales à base de maïs.

A Matagalpa, les touristes pourront mieux comprendre l’histoire de la région intimement liée à la production des grains en découvrant le Musée national du café, et aussi la production de tabac tandis que Jinotega est le lieu idéal pour tester les cafés « gourmet », les plus réputées sont en effet à portée de main ou plutôt de bouche.
Estelí offre de magnifiques paysages à ses promeneurs, il est situé à proximité de plusieurs parcs naturels (Cerro Tisey-La Estanzuela, Miraflores-Moropolente, Canta-Gallo et La Patasta), un environnement privilégié qui ne manquera pas de captiver les visiteurs nationaux et internationaux amoureux de Nature.
Madriz est connu par les gourmands en raison de ses succulentes pâtisseries, toujours accompagnées d’une tasse de café bien sûr. Nueva Segovia, ville révolutionnaire et très riche du point de vue historique, est l’endroit idéal pour approcher les cultures indigènes parmi lesquelles la communauté Chorotega qui a su préserver les traditions ancestrales en témoigne son riche artisanat.

Selon les autorités, cette nouvelle route du café devrait attirer 20 % de touristes en plus par rapport à l’année 2012, cette année ce sont 12 000 touristes qui sont attendus c’est-à-dire 2000 de plus que l’année dernière. Harold Ramos Orozco, président du réseau nicaraguayen de tourisme rural communautaire, Renitural, a indiqué que durant les premiers mois de l’année 6000 touristes ont visité la Route du café parmi lesquels 50 % de visiteurs nationaux, 30 % de touristes en provenance d’Amérique centrale, 10 % de visiteurs nord-américains, 9 % de voyageurs européens et 1 % de touristes sud-américains. Les touristes visitant la route du café dépensent environ 40 à 45 $ américains par jour.

« Le touriste n’est pas seulement attentif à la Route du café, mais aussi aux produits complémentaires », a-t-il précisé. Cet année les plantations de café du Nicaragua ont été atteintes par la rouille, un champignon, propagée par le vent, qui prend la forme d’une poudre orange sur les feuilles des caféiers, 400 000 q de grains ont été perdus, un coût estimé à 100 millions de dollars US, mais ce fléau n’a eu aucune répercussion heureusement sur le nombre de touristes s’engageant sur la Route du café.
Renitural enregistre 120 propriétés se consacrant au tourisme rural et à l’agrotourisme, 44 % d’entre elles se trouvent sur la Route du café. Ce tourisme communautaire est présent plus particulièrement dans les régions rurales et pauvres et permet de soutenir économiquement les populations concernées toute en favorisant la découverte de coutumes et modes de vie locaux dans un cadre préservé.
nicaragua05082013-1En 2007, avec un budget de 6 millions de dollars financés par le Grand-Duché du Luxembourg (projet NIC/022 –), l’Institut nicaraguayen du Tourisme a lancé la première phase du projet promotionnel de la Route du Café, pour laquelle les entrepreneurs ont été formés.
L’an dernier, la deuxième phase (NIC/024 Route du Café – Phase II) a commencé avec pour but de renforcer les ressources humaines, le partenariat et la coopération entre les différents acteurs du secteur touristique. Parmi les objectifs, il y a aussi celui de promouvoir et de fournir une assistance aux micros, petites et moyennes entreprises. Pour atteindre son but, 9,1 millions de dollars ont été nécessaires, des capitaux principalement fournis par le Luxembourg. Les secteurs d’intervention de la coopération luxembourgeoise au Nicaragua se concentrent sur la formation professionnelle, le développement local à travers le tourisme, la santé, et un soutien à la société civile nicaraguayenne.
Cet investissement luxembourgeois a pour but de garantir un développement touristique durable de la région nord du Nicaragua en tenant compte des dimensions environnementales, socioculturelles et économiques et en exploitant son potentiel touristique en tant que « Route du Café ».

Source : Actulatino

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Le café sauvera-t-il Barradères ?

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10 heures 12. Depuis trente ans, c’est l’heure qu’indique l’horloge de l’église Saint-Pierre, à Barradères. Ici, tout ou presque semble figé. Sur la place du marché, des maisons en bois, quelques faux gingerbreads, d’anciens entrepôts racontent l’histoire des lieux. Le temps des spéculateurs de café, quand cette ville cuvette grouillait de paysans descendus des mornes avec ce précieux grain pas toujours acheté à bon prix.

Eddy Mathieu, 69 ans, avait bien connu cette époque. Aujourd’hui, la nostalgie habite ses lèvres. « Tout le monde est parti . Les Etienne, les Cadet, les descendants du Syrien Aboulich Kalil, regrete Eddy Mathieu, préoccupé par la descente aux enfers des Barradères. Il n’y a plus de « mazonbel », plus de café », détaille ce vieux bonhomme, assis à l’ombre pour ne pas être écrasé par le soleil.

Il n’est pas le seul à planter sa vie dans le décor sans ride de la déchéance. Mimose Delcy, 52 ans, restée dans son patelin, elle aussi, enseigne depuis 16 ans à l’école nationale. Elle aide à la formation de la nouvelle génération. Cette éducatrice, comme d’autres, a une longue liste de revendications. Elle souhaite des infrastructures de drainage pour éviter les inondations. Lors du passage de Sandy, les eaux ont atteint deux mètres de hauteur, explique Mimose Delcy, reconnaissante envers le sénateur Jocelerme Privert. Le sénateur, indique-t-elle d’un autre souffle, avait joué sur ses relations et obtenu une route en terre battue de 20 kilomètres entre Petit-Trou-de-Nippes et Barradères. Les équipements du Centre national d’équipements (CNE) ont dompté la montagne en deux ans, entre 2010 et 2012.

« Cette route a retiré Barradères de l’enclavement », se réjouit Jocelerme Privert, qui mène d’autres combats. Dont celui pour stopper le déboisement et encourager des investissements publics susceptibles d’améliorer les conditions d’existence des 52 000 habitants répartis dans les 5 sections communales de Barradères.

C’est encore jouable, le café, selon l’agronome Jean-Claude Kersaint. Il faut donner un encadrement technique aux producteurs. Et, le plus important, est de s’assurer que le café se vend à un bon prix. « Dans le temps, c’étaient les exportateurs qui bénéficiaient des coûts du café », explique l’agronome, déplorant du même coup la parcellisation des propriétés. Et ce n’est pas l’unique problème.

Ces temps-ci, les jeunes agriculteurs donnent leur terre en fermage pour s’acheter des motos. « Ils croient pouvoir gagner plus d’argent dans le taxi moto », confie le curé Jacques Jude Pierre Junior. Ceux qui restent doivent être formés, soutient le religieux, très impliqué dans l’agriculture et l’élevage dans cette communauté. La plaine des Barradères est encore fertile et des familles entières vivent de la pêche, comme dans d’autres communes du département des Nippes. « Il faut plus d’investissements publics dans les secteurs productifs de l’économie dans ce département », croit Philippe Bélizaire, un distillateur établi sur des terres exploitées par son père.

Cette ville, en dépit de tout, séduit. Quand les nuages repoussent les assauts du soleil, en fin d’après-midi, déambuler dans les rues laisse l’impression d’être dans un western, sans les duels au revolver. Au terminus de la rue de l’église, à l’ombre des flamboyants, des pirogues glissent sur un bras d’eau douce qui se jette dans la mer des Barradères dont l’embouchure, malgré l’ensablement, arrache un « wow » d’admiration de la bouche des visiteurs à qui on conte l’histoire de cette ville, devenue l’ombre d’elle-même.

Source : Roberson Alphonse, Le Nouvelliste

AVSF soutient la filière café en Haïti

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Soutien à la compétitivité de la filière café paysanne dans la région de Thiotte, Baptiste et au niveau national par le renforcement de 25 coopératives: production, contrôle qualité, gestion, accès au capital, commercialisation et transformation.

La production de café est stratégique pour Haïti. Plus de 200 000 familles en tirent des revenus essentiels à l’acquisition de nourriture et scolarisation des enfants. Le café reste par ailleurs le premier produit agricole d’exportation et la filière génère des dizaines de milliers d’emplois saisonniers. Enfin, le maintien de ces systèmes agroforestiers de production de café, agrumes et avocats, est un enjeu environnemental dans ce pays presque entièrement déboisé. Cependant, la filière café est en crise du fait de l’insécurité politique chronique, de la dégradation des infrastructures et des services, de la volatilité des cours, des prix aux producteurs peu rémunérateurs, du manque de compétitivité des opérateurs. En 50 ans la production nationale a baissé de moitié, les rendements sont très faibles et la part de café de mauvaise qualité non exportable atteindrait parfois 50 %.

Il y a une quinzaine d’années avec l’appui entre autres d’AVSF et de certains acheteurs français notamment Ethiquable et Malongo, des coopératives ont adopté une démarche d’amélioration de la qualité par la fermentation et le lavage du café puis d’exportation directe vers les marchés du commerce équitable.

Aujourd’hui 25 coopératives représentant 10 000 paysans et leurs centrales exportent de petits volumes. La nouvelle action appelée Korékafé mise en œuvre par AVSF depuis fin 2012 comprend quatre axes :
le renforcement des capacités managériales de ces 25 coopératives par la formation en gestion de 150 jeunes membres, cadres et dirigeants élus,
la consolidation d’une offre de qualité par l’expérimentation et diffusion de techniques d’intensification agroécologique, par l’amélioration des infrastructures de fermentation et par la formation de jeunes responsables qualité,
le développement de nouveaux services des coopératives aux producteurs (microcrédit, location de matériel agricole, production de plantules, torréfaction…),
le renforcement de la gouvernance de la filière par un appui institutionnelle à l’Institut National du Café Haïtien et à la Plateforme Nationale des Petits Producteurs.

Source : avsf.org

Les cours du café ont reculé cette semaine

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Les cours du café ont poursuivi leur recul cette semaine, le café coté à New York atteignant même un plus bas en quatre ans, sous l’effet conjugué de l’amélioration de la météo au Brésil, du large excédent d’offre et de la faiblesse de la monnaie brésilienne.

Sur le NYBoT-ICE à New York jeudi, l’arabica a atteint 115,35 cents la livre, soit son plus bas niveau depuis mi-juillet 2009.

Les craintes que le froid et le gel n’affectent les plantations de café au Brésil ayant disparu, le marché se concentre de nouveau sur l’abondance de l’offre, ont expliqué les analystes de The Public Ledger.

Le Brésil attend cette saison une très importante récolte de 48,6 millions de sacs de 60 kilos, à peine moins que la saison dernière (50,8 millions), qui était pourtant une année faste du cycle biennal de culture caféière.

La faiblesse du réal brésilien encourage en plus les producteurs à vendre leur récolte, puisqu’ils recevront plus de réais pour des produits vendus en USD.

Sur le Liffe de Londres, la tonne de robusta pour livraison en novembre valait 1.857 USD vendredi à 12H00 HEC, contre 1.935 USD pour le contrat en livraison en septembre le vendredi précédent.

Sur le NYBoT-ICE à New York, la livre d’arabica pour livraison en septembre valait 117,05 cents, contre 123,75 cents sept jours auparavant.

Source : Romandie

La production de café du Kenya en-dessous de son objectif

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La production de café du Kenya devrait manquer son objectif pour 2013 de 45 000 tonnes, a estimé mercredi l’autorité de supervision de ce secteur.
La directrice générale du Coffee Board of Kenya, Loise Njeru, a déclaré aux journalistes à Nairobi que la production devrait s’ élever à 44 000 tonnes métriques, un total déterminé d’après la récolte semestrielle de ce produit d’ exportation agricole.

« La production pour 2013 devrait enregistrer un léger recul, à 44 000 tonnes, contre 49 000 tonnes l’ année dernière », a déclaré Mme Njeru à l’ occasion d’ une mission d’ enquête à la Bourse du Café de Nairobi.

L’ autorité de supervision a indiqué que les plants de café sont soumis à des ajustements de production tous les deux ans, et que cela expliquait ce recul.

Toutes les parties prenantes devraient par conséquent travailler ensemble pour identifier les contraintes qui freinent ce secteur, a déclaré Mme Njeru. Les prix devraient refléter la qualité du produit et permettre ainsi aux agriculteurs d’ obtenir un rendement décent sur leur investissement, a-t-elle ajouté.

La directrice générale a déclaré que le Kenya surveillait attentivement les cours mondiaux du café, qui marquent actuellement un fléchissement.

« Les niveaux de production élevés au Brésil associés à la demande réprimée dans la zone euro affectent les cours internationaux de cette matière première », a-t-elle expliqué.

Le secrétaire du cabinet à l’ Agriculture Felix Koskei a indiqué que le secteur du café devrait rapporter au Kenya quelques 217 millions de dollars en 2013. « C’est un montant très faible si l’on considère que le thé et l’horticulture génèrent chacun plus de 900 millions de dollars par an », a indiqué M. Koskei.

Le café était naguère l’une des principales sources de recettes extérieures du pays. « C’ est pourquoi le pays doit débloquer le plein potentiel de cette culture commerciale », a-t-il déclaré. « Au cours des trois prochains mois, nous mettrons en œuvre des mesures pour transformer ce secteur », a-t-il ajouté.

Source : Radio Chine Internationale

Au Guatemala, une coopérative caféière chez les amérindiens Chortis

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Le café est le deuxième marché boursier mondial après le pétrole. Noir ou sucré, il fait vivre plus de 125 millions de personnes dans le monde. «Faire vivre » est un grand mot, car beaucoup de producteurs se situent sous le seuil de pauvreté.

Un Belge s’est inscrit dans la réalité des producteurs de café au Guatemala, l’espace de 12 ans, de 1994 à 2006. «Café Chorti », tel est le nom du café commercialisé par Dimitri Lecarte. N’entendez pas Chorti comme une traduction d’expresso, mais bien comme le nom d’une communauté indienne, constituée partiellement en coopérative de producteurs de café. Aujourd’hui, 1 000 familles chortis et un couple belgo-guatemaltèque contribuent à l’expansion de la coopérative.

Créer une coopérative

En 1994, Dimitri débarque comme coopérant dans les montagnes du Guatemala. Après deux ans de mission au sein d’une ONG belge, il s’intéresse aux producteurs de café. «En 1980, la Banque Mondiale a identifié et financé des nouvelles zones de production de cafés , pour satisfaire l’offre croissante» raconte Dimitri Lecarte. «Des techniciens de la Banque Mondiale, ont raconté aux chortis que dans cinq ans, ils seraient tous riches s’ils venaient à produire du café. » Mais cinq ans plus tard, les producteurs étaient loin d’être riches et ils ne savaient plus à qui vendre leur produit.

D’où l’idée de créer une coopérative. En 1997 : les producteurs mettent une partie de leur production en commun, afin de dénicher des nouveaux clients. « Il fallait aussi motiver les jeunes via la coopérative » s’enthousiasme encore Dimitri «ils n’étaient plus motivés, car le café ne valait plus rien. »

Jusqu’en 2006, la coopérative se développe, avec un Dimitri présent sur tous les coups. «J’étais plongé dedans, impossible de sortir de la casserole ne serait-ce que 15 jours. Qui sait ce qu’il allait arriver ? »

Retour à Ciney

La coopérative consolidée (les chortis revendent à des clients dans le monde entier), Dimitri se lance un autre défi : «se rapprocher du consommateur . » Depuis 2006, le cinacien cherche à commercialiser le café chorti dans nos contrées, sous la forme d’un produit fini (Le café Chorti est torréfié à Dinant).«Si nous voulons préserver un rapport qualité/prix, il fallait supprimer les intermédiaires et maîtriser la filière du début à la fin. »

Non sans difficultés. Bien que le café dore toujours abondement sous le soleil guatémaltèque, l’avenir de la coopérative est compromis. «Un important partenaire, une société d’Épargne et de Crédit, va se retirer en septembre sous la pression des banques du pays. »

Cette société s’occupait du préfinancement des producteurs et des contenairs, entre autres vers la Belgique. «Je ne perds pas espoir, en septembre sera créé une coopérative de consommateurs en Belgique . Ils financeront collectivement l’arrivée des contenairs. Mais un seul contenair, c’est 100 000 euros. » Un grain de plus à moudre pour le plus chorti de tous les cinaciens.

La mise en place de la coopérative ne s’est pas faite sans quelques remous parmi les Indiens Chortis, exploités par des spéculateurs sans scrupules.

La coopérative est désormais bien implantée dans la région Chorti. Pourtant, ce ne fût pas toujours le cas. «Les producteurs l’appelaient ‘la coopérative de Dimitri’, alors que je n’étais pas membre. À cause de ma présence, ils se mettaient des freins et n’osaient pas aller contre moi.  C’est à partir de mon départ qu’il y a eu une véritable appropriation. »

Une forme de respect propre à la communauté Chorti, qui allait à contre-courant de la nécessité pour les producteurs de s’identifier à la coopérative.

Une idée qui dérange

Le café est un des moteurs économiques du pays depuis le XVIIIe siècle.

Dans un climat économique peu accueillant, la création de la coopérative allait à l’encontre des intérêts des «commerçants », sorte de chefs locaux enrichis par l’exploitation du café (via des moyens souvent peu démocratiques). «J’ai reçu de réelles menaces de mort. Tout comme les producteurs de café, leur simple identification à la coopérative les mettaient dans des situations de danger. »

Les Chortis, marqués par les diverses guerres civiles, redoutaient une expédition punitive orchestrée par les «commerçants ».

«Ce que l’on fait, c’est pourtant une goutte d’eau dans l’océan. Mais l’idée seule gênait. » Dimitri raconte encore avec un air prudent une anecdote avec un commerçant, qui lui avait demandé conseil «Il en avait pour 300 000 euros de stock de café.

Il m’a demandé s’il devait vendre et je lui ai répondu par l’affirmative. Heureusement, le lendemain, le cours du café chutait. Je ne sais pas ce qu’il m’aurait fait si cela avait été l’inverse »

Heureuse coïncidence

Il a fallu attendre l’installation d’un bâtiment, destiné à sécher le café, pour arrondir les relations. «Je me suis mis la coopérative à dos sur ce coup-là. Ils avaient tous peur. Par chance, cela a fonctionné. Une installation, louée aux commerçants et utilisée également par la coopérative. Le prix de location couvrait le coût du séchage pour les coopérants…» Avec le temps, du bluff, quelques bonnes relations et surtout de la chance, la coopérative fut acceptée dans l’échiquier régional. «À un moment, c’était tellement chaud que j’ai dû me retirer. Ce que je n’ai pas regretté, car c’est comme cela que j’ai rencontré Sarah! » s’enchante Dimitri, sourire aux lèvres.

Source : L’avenir