Pour « rentabiliser la filière café »

Publié le Mis à jour le

La nOula et l’HHTARG, deux entreprises transnationales spécialisées dans l’importation, la torréfaction et la distribution du café haïtien respectivement au Canada et aux États­Unis, ont, dans un communiqué conjoint publié à l’occasion de la commémoration des cinq ans du séisme, sollicité l’engagement de la diaspora haïtienne et tous les amis d’Haïti dans le développement économique durable en Haïti en soutenant la relance de la culture du café.

« Jusqu’en 1986, Haïti produisait son propre riz et en était même exportateur. Mais, en quelques années, cette filière a été complètement anéantie par des tractations politiques qui ont permis le dumping massif de riz américain en Haïti. Ceci a ruiné des dizaines de milliers de paysans, qui ont ainsi perdu leur revenu principal et souvent leur ferme, et qui ont dû émigrer en ville ou s’exiler à l’étranger », rappelle la note qui constate qu’aujourd’hui, la filière café est ellemême menacée. Mais les deux entreprises transnationales indiquent qu’il n’est pas trop tard d’agir. « Il est tout à fait possible de relancer la filière café en Haïti. C’est pour cette cause que luttent depuis presque 20 ans les 30 000 paysans producteurs de café qui se sont regroupés et organisés en associations et coopératives. »
En effet, la Noula et l’HHTARG, ainsi que plusieurs autres partenaires haïtiens et internationaux aux États­Unis, ont mis en place avec les producteurs de café d’Haïti une chaîne d’approvisionnement et un réseau de distribution qui rend maintenant le café haïtien disponible dans toute l’Amérique du Nord (livraison à domicile ou achats en magasin).

Pour chaque conteneur de café importé, poursuit la note, 100 000 $ sont payés directement aux producteurs. « Cet argent est ainsi injecté directement dans l’économie rurale et l’agriculture familiale haïtienne. Il suffit de 2 500 familles québécoises qui consomment une livre de café par mois pour justifier l’achat d’un conteneur de 30 000 livres de café vert », précise la note Celle­ci souligne que ce modeste investissement dans la production caféière haïtienne, multiplié par 2 500 familles, génère en retour 100 000 $ de revenusaux producteurs. « De plus, grâce à un fonds de développement conjoint mis en place par les acheteurs solidaires et les producteurs, pour chaque conteneur de café importé, 50 000 plantules de café sont produits pour régénérer les plantations, accroître la production et reboiser Haïti », toujours selon ladite note acheminée au journal, rappelant, au passage, que cet investissement collectif est déterminant pour le futur de la filière haïtienne du café. « L’accès direct au marché nord­américain qui est ainsi fourni aux producteurs est un facteur déterminant qui leur permet d’établir des relations de partenaires avec des acheteurs internationaux solidaires qui fournissent des prix avantageux et une stabilité permettant aux producteurs de capitaliser et de rentabiliser leurs entreprises. »

Ces deux entreprises (Noula et l’HHTARG), l’une canadienne et l’autre américaine, collaborent étroitement autant en Haiti, en ce qui concerne l’appui aux producteurs (Programme de Gestion des Récoltes), qu’en Amérique du Nord
pour la mise en marché et la liaison avec la diaspora haïtienne, dans une optique de développement durable d’une agriculture familiale, écologique et portée par le mouvement paysan haïtien.
Juno Jean Baptiste
SOURCE: Le Nouvelliste

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